• Boulevard Suchet (19), Concours de façades 1912, Charles Labro
    1912, Charles Labro, 19, boulevard Suchet, Paris 75016
  • Boulevard Suchet (19), Concours de façades 1912, Charles Labro
    1912, Charles Labro, 19, boulevard Suchet, Paris 75016
  • Boulevard Haussmann (149), Concours de façade 1912, Paris 75008
    1912, Eugène Chifflot, 149, boulevard Haussmann, Paris 75008
  • Boulevard Haussmann (149), Concours de façade 1912, Paris 75008
    1912, Eugène Chifflot, 149, boulevard Haussmann, Paris 75008
  • Georges Guiard (architecte 1873-1942), rue Daru (33), balcon, Co
    1912, Georges Guiard, 33, rue Daru, 55, Boulevard de Courcelles, Paris 75008.
  • Georges Guiard (architecte 1873-1942), rue Daru (33), balcon, Co
    1912, Georges Guiard, 33, rue Daru, 55, Boulevard de Courcelles, Paris 75008.
  • Georges Guiard (architecte 1873-1942), rue Daru (33), balcon, Co
    1912, Georges Guiard, 33, rue Daru, 55, Boulevard de Courcelles, Paris 75008.

Concours de façades 1912

Le 6 décembre 1897, profitant du percement de la rue Réaumur entre la rue Saint-Denis et la place de la Bourse pour initier leur réflexion ; le conseil municipal de Paris ouvrait un concours de façades aux propriétaires et architectes des maisons à construire rue Réaumur. Il suivait l’exemple de Bruxelles qui organisait ce genre de « tournoi » depuis 1872. Dans cette même séance, le conseil étendait ce concours à l’ensemble des façades sur Paris.

Dans ses délibérations le conseil argüait : Nous espérons que, en invitant les architectes à donner libre cours à leur imagination, en priant l’Administration de considérer comme déjà modifié le décret du 22 juillet 1882 sur les saillies, nous obtiendrons plus de pittoresque, plus de fantaisie artistique dans la construction des maisons et dans la décoration des façades.
Si par l’institution de notre concours, nous pouvions réagir contre la monotonie du style par trop primitif de ces immenses maisons aux façades unies que l’on construit depuis trop longtemps ; si nous pouvions enlever à nos rues cet aspect d’uniformité désespérante que leur donnent ces grands bâtiments aux façades desquels sont accrochés les sempiternels balcons du 2eet 4eétages, nous aurions fait œuvre utile. 

Le 2 février 1898 un Arrêté du Préfet de la Seine trace les contours du Concours. Il est ouvert à toutes les constructions de maisons et d’immeubles de l’année écoulée. Les propriétaires des six maisons lauréates seront exemptés de la moitié des droits de voierie afférents à la construction neuve. Une médaille d’or est décernée à l’architecte et une de bronze à l’entrepreneur. Les dossiers de candidature sont à déposer entre le 1eret le 15 décembre. Le Jury comprend cinq membres du conseil municipal ; le Directeur administratif des Services d’Architecture et des Promenades et Plantations ; l’architecte voyer en chef ou son adjoint et deux architectes choisis par les concurrents.

La lecture rétrospective de ces façades dresse un portrait exhaustif des immeubles d’habitation parisiens de cette époque qui s’ouvre en 1898 avec le Castel Béranger, immeuble emblématique de l’art Nouveau et se referme avec les prémices de l’art Déco d’avant la première guerre mondiale en passant par les ateliers d’artiste ou les immeubles commerciaux. La page Wikipédia consacrée au concours de façades de la ville de Paris relève six autres immeubles construits entre 1913 et 1929 nous les intégrerons en dernier, en choisissant de présenter deux années par galerie.

Sources documentaires : 
Le Concours de façades de la ville de Paris 1898-1905, Librairie de la Construction Moderne.
Documents relatifs aux Concours de façades de la ville de Paris 1905-1912, Librairie de la Construction Moderne. Bibliothèque Historique de la Ville de Paris, 24, rue Pavée, Paris IV
https://bibliotheques.paris.fr