
En double, rue St-Sulpice, église Saint-Sulpice, Paris VI 
Avec grille d’éloignement, rue St-Sulpice, église Saint-Sulpice, Paris VI 
En double, rue St-Sulpice, église Saint-Sulpice, Paris VI 
Avec réverbère et confessionnal, rue St-Sulpice, église Saint-Sulpice, Paris VI 
Avec cuvette (?), rue Saint-Sulpice, église Saint-Sulpice, Paris VI 
Pour les groupes, rue St-Sulpice, église Saint-Sulpice, Paris VI 
Peint en noir, Rue de Beauce, Paris III. 
« Défense de déposer des ordures », rue Sainte-Apolline, Paris II 
« Des lettres d’amour », rue Berger, Paris I 
Avec boxeur, rue Greneta, Paris II 
En pavé de Paris, rue de Saint-Petersbourg, rue Léningrad, Paris VIII 
En pavés de Paris, rue Milton, rue Louise-Emilie de la Tour d’Auvergne, Paris IX. 
Trop haut ! Rue Payenne, square Georges Cain, Paris III 
Pissepala avec distribueur de billets, rue du faubourg Saint-Denis, Paris X 
…Avec réservoir ? rue de Richelieu, Paris II 
En pavés de Paris et pierres de taille, rue de Sully, Paris IV 
Pour groupe, rue du Cardinal Lemoine, Paris V 
Pour les grands, rue de Poitiers, Paris VII 
Avec escalier, église Saint-Germain l’Auxerrois, Paris I. 
Caché dans un coin, rue Saint-Paul, rue Neuve Saint-Pierre, Paris IV 
Avec escalier, sous le porche. Rue de Birague, Paris IV. 
Peinture fraiche, villa de l’hermitage, Paris XX 
Avec vue ? rue Saint-Jacques, Paris V 
Pissepala avec flaque, boulevard Saint-Germain, Paris VII 
Sobre et de bon goût, rue de Rivoli, Paris I 
Avec porte d’entrée, rue des Orfèvres, Paris I 
« Pissepala » et « Montepala » jumelés, rue Saint-Honoré, Paris I. 
Pissepluslà, rue Mazarine, Paris VI 
En attente de restauration…? Villa de l’hermitage, Paris XX 
Avec une marche pour les plus petits, rue François Miron, Paris IV 
En attente de restauration, rue Marcadet, Paris XVIII 
Autoéclairé, rue de la Fidélité, Paris X 
En tabouret, passage de la trinité, Paris II 
Tabouret (??), rue Saint-Denis, Paris I 
Prix de Rome (??), cité Vanneau, Paris VII. 
D'un petit-coin en faire deux, rue du faubourg Saint-Denis, Paris X. 
Au choix, hôtel de Saint-Aignan, rue du Temple, Paris III 
Avec étagères ou dents, rue de Grenelle, Paris VII 
Tout neuf, jamais servi, rue Mazarine, Paris VI 
Pissepala de groupe accolé à un mur sans utilité, rue Charlot, Paris III 
Couchepala, rue Suger, Paris VI 
Comparatif avec et sans, rue Saint-Roch, Paris I 
Avec grille, rue des archives, Paris IV 
En double, rue Férou, Paris VI 
Avec des dents. Rue Saint Dominique, Paris VII. 
Au dessus de la ceinture, rue Charlot, Paris III 
Des jumeaux, place de la Concorde, pavillon Gabriel, Paris VIII 
Avec décoration, boulevard Haussmann, Paris VIII. 
Pissepala et Montepala, rue de Mogador, Paris IX 
Avec montepala, barreaux et aération, rue Guenégaud, Paris VII 
Privé …?, rue François Miron, Paris IV 
Pissepalas, rue des grands degrés, Paris V. 
Pas très efficace, rue de la Fidélité, Paris X. 
Vapala, Place de la Concorde, Jardin des Tuileries. Paris VIII. 
LA bonne idée, rue Cassini, Paris XIV. 
Vapala, Place du Panthéon, Paris V 
Rue Daru, boulevard de Courcelle, Paris VIII 
Tassipala, boulevard Bonne-Nouvelle, Paris X. 
Tassipala, rue de Mazagran, Paris X. 
Restepala, rue Clotilde, Paris V 
Pissepala, Boulevard Flandrin, Paris XVI 
Tassipala, rue Sainte Cécile, Paris IX 
Tassipala et chasse-roue, rue de Grenelle, Paris VII 
Tassipalas et chasse-roues, rue de Grenelle, Paris VII. 
Tassipala devant regardepala, passage rue Simon Dereure rue de l’abreuvoir, Paris XVIII 
« Mon » cendrier, rue Dussoubs, Paris II
Pissepalas contre petits-coins
Les néologismes de la langue française, s’habillent parfois d’une « poésie » familière, populaire ou triviale. Les « pissepalas » aussi appelés « empêche-pipi », « casse-pipi » ou « éclabousseurs de chaussettes » sont les anti « petits-coins » des villes.
Sont-ils liés à l’absence de vespasiennes, sanisettes et autres toilettes publiques ?… On peut le penser, mais le problème n’est pas nouveau. Antoine de Sartine, avant d’entamer son ministère de la Marine et faire suite à l’interdit du roi « de satisfaire aux besoins naturels » fait disposer des barils d’aisance à tous les coins de rue. Louis-Philippe et le préfet Rambuteau, juste avant les travaux d’Haussmann et le Paris des 20 arrondissements, font installer 467 vespasiennes en maçonnerie (pour moins d’un million d’habitants). Gabriel Davioud, architecte en chef des promenades et plantations durant les travaux d’Haussmann les dote d’une structure en fonte et on en dénombre jusqu’à 1200 au début des années 1930 (à comparer aux 435 sanisettes installées aujourd’hui [auxquelles on peut ajouter les 300 toilettes publiques des squares et jardin]).
Une génération spontanée ?
Seul le « petit-coin » recherché par « nécessité » et attirant l’arroseur finit par créer un « éclabousseur de chaussettes ». Il ne répond à aucun standard, son apparition reste imprécise. Une seule certitude : il ne concerne que ceux qui « pissent-debout ». Dans une galerie de ce site consacrée aux concours de façades du début du XXè siècle nous n’avons trouvé qu’un seul immeuble aujourd’hui disparu (1898 : 18, rue Croix des petits champs) qui intègre dans un dessin de présentation du projet un pissepala de part et d’autre de l’immeuble. Dans cette même galerie, en 1906, rue de Paradis un immeuble pourtant en retrait et encadré de deux recoins n’intègre aucun de ces dispositifs. Accolé à de vieux monuments, il date rarement de l’édification de celui-ci.
Ceux qui entourent l’église Saint-Sulpice pourraient revendiquer le titre de « pissepala-étalon ». En pierres ils comblent tous les coins des plus petits aux plus grands et se déclinent parfois en double pissepala voire en pissepala de groupe. L’angle qu’ils forment avec le sol garantit des éclaboussures du bas du genou aux chaussures et l’irrégularité de son revêtement exclu tout calcul de trajectoire. Pour autant on devine une conception très variable et certains laissent penser à une initiative quasi privée d’un regroupement de riverains excédés.
C’est encore autour des bâtiments publiques que l’on trouve une approche homogène sans être pour autant convaincu de l’efficacité du dispositif : une simple barre métallique censée éloigner l’arroseur ( …conçu par un non-pratiquant ??). Dans nos recherches, et sans prétendre à l’exhaustivité, c’est à l’intérieur des boulevards que nous en avons rencontrés le plus ; probablement du fait que les défauts d’alignement génèrent plus de recoins.
Ces systèmes d’éloignement par ferronnerie sont également déclinés pour nombre de piétons, et d’usages. Nous en avons relevé quelques-uns…
Sources documentaires
https://fr.vivat.be. https://www.duhem.com. https://www.paris.fr/pages/les-sanisettes-2396 https://fr.wikipedia.org/wiki/Vespasienne