• Jules Lavirotte (architecte 1864-1929), Paris 75007, rue de Gren
    151, rue de Grenelle.
  • rue de Grenelle, 151, Jules Lavirotte (architecte 1864-1929), ba
    151, rue de Grenelle.
  • Jules Lavirotte (architecte 1864-1929), Paris 75007, rue de Gren
    151, rue de Grenelle.
  • façade, Jules Lavirotte (architecte 1864-1929), Paris 75007, Po
    151, rue de Grenelle.
  • Jules Lavirotte (architecte 1864-1929), Paris 75007, rue Sédill
    12, rue Sédillot.
  • Jules Lavirotte (architecte 1864-1929), Paris 75007, rue Sédill
    12, rue Sédillot.
  • Jules Lavirotte (architecte 1864-1929), rue Sédillot, 3, Paris
    12, rue Sédillot.
  • Jules Lavirotte (architecte 1864-1929); rue Sédillot; 3; Paris
    12, rue Sédillot.
  • Jules Lavirotte (architecte 1864-1929); rue Sédillot; 3; Paris
    12, rue Sédillot.
  • Jules Lavirotte (architecte 1864-1929); rue Sédillot; 3; Paris
    12, rue Sédillot.
  • Jules Lavirotte (architecte 1864-1929), rue Sédillot, 3, Paris
    12, rue Sédillot.
  • Jules Lavirotte (architecte 1864-1929); rue Sédillot; 3; Paris
    12, rue Sédillot.
  • dessus de porte, ferronnerie, garde-corps, Jules Lavirotte (arch
    134, rue de Grenelle.
  • rue de Grenelle; 134; Jules Lavirotte (architecte 1864-1929); tr
    35, rue de Bourgogne.
  • rue de Grenelle; 134; Jules Lavirotte (architecte 1864-1929); tr
    35, rue de Bourgogne.
  • Boulevard Lefebvre (169), Jules Lavirotte (architecte 1864-1929)
    169 bis Boulevard Lefebvre.
  • Boulevard Lefebvre (169), Jules Lavirotte (architecte 1864-1929)
    169 bis Boulevard Lefebvre.
  • boulevard Lefebvre, Jules Lavirotte (architecte 1864-1929), Pari
    169 bis Boulevard Lefebvre.
  • boulevard Lefebvre, Jules Lavirotte (architecte 1864-1929), Pari
    169 bis Boulevard Lefebvre.
  • boulevard Lefebvre, Jules Lavirotte (architecte 1864-1929), Pari
    169 bis Boulevard Lefebvre.
  • avenue de Messine (23), balcon, frise floral, Jules Lavirotte (a
    23, avenue de Messine et 6, rue de Messine.
  • balcon, frise floral, Jules Lavirotte (architecte 1864-1929), Pa
    23 avenue de Messine.
  • balcon, frise floral, Jules Lavirotte (architecte 1864-1929), Pa
    23 avenue de Messine.
  • balcon, frise floral, Jules Lavirotte (architecte 1864-1929), Pa
    23 avenue de Messine.
  • balcon, frise floral, Jules Lavirotte (architecte 1864-1929), Pa
    23 avenue de Messine.
  • Jules Lavirotte (architecte 1864-1929), rue de Messine, 6, Paris
    6, rue de Messine.
  • Jules Lavirotte (architecte 1864-1929); rue de Messine; 6; Paris
    6, rue de Messine.
  • Jules Lavirotte (architecte 1864-1929); rue de Messine; 6; Paris
    6, rue de Messine.
  • Jules Lavirotte (architecte 1864-1929), rue de Messine, 6, Paris
    6, rue de Messine.
  • Jules Lavirotte (architecte 1864-1929), rue de Messine, 6, Paris
    6, rue de Messine.
  • balcon, frise floral, Jules Lavirotte (architecte 1864-1929), Pa
    6, rue de Messine.

Jules Lavirotte

Ce lyonnais d’origine naît en 1864 et passe son baccalauréat à l’âge de 21 ans. Il entame des études d’architecture aux beaux arts de Lyon puis, à 22 ans, fait son service militaire à Lons-le-Saulnier en « engagement conditionnel d’un an ». À sa sortie, soucieux de le soustraire à ses habitudes et fréquentations, son père l’envoie à Paris en compagnie de son frère Alphonse, lequel effectue un stage chez un notaire. Un an plus tard Jules Lavirotte est admis à l’école des beaux-arts de Paris. En 1894, il participe à un concours d’architecture sur le thème du « foyer de la danse dans un théâtre ». En 1896 Madame de Lagrenée lui confie la construction d’une grande maison, « un château » car elle souhaite habiter la propriété de 2000 ha qu’elle vient d’acquérir à Chaouat dans la banlieue de Tunis… Elle complétera cette première commande par celle d’une villa à construire pour son fils. Ce « château » de style mauresque surmontée d’une terrasse et encadrée par deux tourelles à bulbes est pour l’essentiel constitué d’un grand appartement de six pièces à la décoration typiquement française sans aucune trace d’Art Nouveau…

Premiers immeubles à Paris.

En 1898 il signe son premier immeuble parisien au 151 rue de Grenelle, quartier qui deviendra le centre gravité de son activité. La façade n’est pas de style Art Nouveau à l’exception notable de la porte d’entrée qui comporte une salamandre sur un épis de maïs, « coquetterie » qui permettra par la suite d’identifier Lavirotte. Si la signature en façade ne laisse aucun doute en ce qui concerne la réalisation de cet immeuble on peut néanmoins se demander jusqu’à quel point Lavirotte a pris part à sa conception. En effet, la demande de permis de construire a été effectuée par F. Cugnière architecte pour M. Polaillon et les plans, conformes à la réalisation à quelques détails près, ont également été signés par F. Cugnière.

A la même époque Lavirotte signe la réalisation d’une villa à Saint-Cyr-au-Mont-d’Or commandée par un de ses cousins et engage les travaux de la rue Sédillot.

La rencontre avec la comtesse de Montessuy marque un tournant dans sa carrière. Elle possède des terrains de la Société immobilière de l’hôpital du Gros Caillou (hôpital de la garde impériale démantelé en 1899) sur lesquels Jules Lavirotte construira sur sa commande l’hôtel particulier du 12 rue Sédillot et du 3 square Rapp ; et lui achètera  plus tard le terrain qu’elle possède au 29 avenue Rapp. C’est de cette époque que date sa première collaboration avec Alexandre Bigot avec qui il travaillera sur cinq immeubles parisiens.  Dans nombre de ses immeubles on retrouvera les balustres en grès rose des gardes corps clairement évocateurs ; l’asymétrie de la façade et les ferronneries des balcons formant consoles. Au 12 rue Sédillot, le rez-de-chaussée est réservé aux « commodités » (cuisine, buanderie…) ; un ascenseur et un escalier de service desservent les étages avec  salle à manger, grand salon, cabinet de travail et bibliothèque au premier ; quatre grandes chambres avec cabinet de toilette au deuxième et six chambres de service avec deux WC au dernier étage. Aujourd’hui cet hôtel particulier est occupé par le lycée Italien Léonard de Vinci.

Un peu à l’image du 151 rue de Grenelle, le 134, à l’angle de la rue de Bourgogne, se situe dans la lignée de l’austérité Haussmannienne. C’est un entrepreneur en maçonnerie avec lequel Jules Lavirotte avait travaillé pour la rue Sédillot qui lui a commandé cet immeuble. Si la porte monumentale s’apparente à celles que nous connaissons, aucune fantaisie ornementale ne vient distraire le regard.  A sa création, une pharmacie intégrait un mobilier en céramique, céramique que l’on retrouvait en bandeau et en parement extérieur sans que l’on sache si Alexandre Bigot en a été l’auteur. Aujourd’hui une pharmacie occupe toujours les lieux… mais il n’y a plus trace de céramique.

De multiples expérimentations

Alors que jusqu’en 1904, dans les nouveaux quartiers parisiens, les constructions se sont concentrées sur des immeubles de rapport, Jules Lavirotte va explorer d’autres formes d’architecture. En 1903 il participe à la première Exposition internationale de l’habitation où il propose deux modèles de maison à bon marché ; puis, peut-être incité par Hector Guimard, il imagine une villa pour le Parc Beauséjour où il acquiert une parcelle de terrain (projet dans la ligne de l’Art Nouveau mais resté sans suite). En 1906, sur commande de l’entreprise Mallez qui cherche des locaux pour son siège social, il propose un immeuble de cinq étages avec combles dont le permis de construire est refusé. Il sera finalement adopté pour la construction d’habitations à loyer modéré mais tronqué des trois étages supérieurs (169 boulevard Lefebvre). En 1990 cette maison échappe à la démolition sous la pression d’un comité de quartier soucieux depréserver les traces du passé populaire de cet arrondissement.

En 1906 un éditeur de musique, Albert Noël, achète un terrain à proximité du parc Monceau, dans le but de construire un hôtel particulier. Il veut installer ses bureaux et ses magasins de vente au rez-de-chaussée ; des salles de réception et des salons pour organiser des concerts ou des fêtes au premier étage et au second étage ses appartements privés. Une terrasse avec office, jet d’eau et plantations coifferont l’immeuble pour son usage privé ou ses réceptions. Sur ce même terrain il construit un second immeuble de rapport dont les revenus locatifs permettront l’amortissement à long terme de son investissement.  Dans l’hôtel particulier,  la surface de l’espace de vente du rez-de-chaussée est de 100 md’un seul tenant.  Cet espace se situe — au dessus d’un dépôt de même dimension ; Il y a 6 mètres de hauteur sous plafond au premier étage. On installe des cloisons, mobiles pour l’essentiel, afin de pouvoir  étendre l’espace des réceptions. La salle de concert peut recevoir jusqu’à 400 personnes.  Toutes ces exigences conduisent Lavirotte à utiliser le béton armé pour les planchers haut et bas et à choisir la pierre de taille pour les façades sur rue dont il confie l’ornementation à Léon Binet. Seules les cours intérieurs des deux immeubles utilisent la couleur des briques émaillées et des carreaux de grès flammé d’Alexandre Bigot.

En 1907, Jules Lavirotte remporte pour la troisième fois le concours de façade de la ville de Paris. Le jury voit dans son travail « une sage et heureuse tendance qui devrait être encouragée : la pierre est plus simple et le fer devenu plus calme »… En 1931 l’hôtel est surélevé de quatre étages, la balustre en pierre de la terrasse devient un balcon en ferronnerie courant sur l’ensemble de l’immeuble et les quatre nouveaux étages essaient, sans grande réussite, d’être en harmonie avec le style monumental originel.

Entre 1898 et 1906, Jules Lavirotte aura construit l’essentiel de ses immeubles de rapport parisien. Pour autant, fait singulier, il faut ajouter à la liste de ses réalisations : une villa à Franconville en 1907 (dérivée de celles présentées en 1903 à l’Exposition internationale de l’habitation) ; l’extension d’un hôtel particulier rue de la Faisanderie en 1908 et une part active à la création de la Société des Sources d’Eaux Minérale du Châtelet à Évian-les-bains la même année, un hôtel des postes à Mâcon en 1912, neuf cinémas à Paris (dont deux subsistent) et, en tant qu’inspecteur des travaux d’architecture de l’Assistance publique de Paris, un orphelinat à Paris en 1919. En 1920 un grave accident de la circulation le contraindra à se retirer de toute activité.

Sources documentaires : Jules Lavirotte, l'audace d'un architecte de l'Art nouveau ; de Yves Lavirotte et Olivier Barancy, éditions JLA. https://www.juleslavirotte.fr